mardi 29 décembre 2009

Souvenirs inexpliquables.

Mon grand frère est un monstre.

J'étais tout simplement en train d'essayer de comprendre comment fonctionnait un circuit en régime sinusoïdale forcé avec deux amplificateurs opérationnels lorsque subitement, sans que je puisse trouver une explication logique à l'association d'idées qui m'a poussé à en arriver là, je me suis rappelé de quelques épisodes horribles de ma jeunesse.
Tout remonte à il y a environ dix ans. A cet époque, j'étais bien jeune et les seuls moments que je partageais avec mon frère de quatre ans mon ainé était ces interminables parties de cartes de Magic. Durant ces parties épiques, je découvrais par sa petite chaine hi-fi toutes les chansons qui allaient bercer mon adolescence. Red Hot, Zappa, Pink Floyd, Bowie... J'aimais bien mon grand frère. A magic il me battait toujours. Je le trouvais drôlement intelligent de réussir à confectionner des armées aussi puissantes.


Jusqu'ici vous pouvez vous demander pourquoi un tel titre alors ?
Le cauchemar commença lorsqu'un jour, des invités étaient à la maison. Ils étaient aussi âgés que nous. Un frère et une soeur je crois. Nous étions sur le clic-clac où se déroulaient nos innombrables batailles quand tout à coup, et je n'ai jamais su pourquoi, peut être pour faire mon intéressant, du haut de mes 8 ans, je sortis contre tout attende la terrible phrase qui allait me couter baucoup...
"Suce moi !"

A ce moment là, les yeux de mon frère se mirent à briller. Comme si il venait enfin d'obtenir le moyen de faire pression sur moi, le petit frère modèle tout mignon avec sa petite coupe au bol.
"Ben ! Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? C'est très mal ! Si Papa et Maman apprennent ça, ça va vraiment craindre pour toi !"

Je regrettais déjà. Vous savez, à cet âge là où vous ne connaissez vraiment rien de la vie, ou vous êtes encore tout innocent, vous ne vous doutez pas du tout que quelques années plus tard vous entendriez "enculé", "nique sa race", "sa mère la pute" à chaque fin de phrase. Alors, du haut de mes huit ans, j'avais vraiment l'impression d'avoir commis un crime.
Et c'est ainsi qu'indépendamment de ma volonté je jurai serment de vassalité envers mon maitre, mon gourou, mon horrible grand frère qui me fit chanter je ne sais combien de temps avec ces deux vulgaires mots qui me pourrissaient la vie au plus haut point.
Je ne sais plus vraiment combien de temps cette mascarade a duré mais quand j'y pense, j'ai vraiment l'impression que ça s'est étalé sur plus de six mois !
Un jour, n'en pouvant plus, refusant d'aller lui chercher du chocolat dans le buffet, refusant d'aller lui chercher son verre d'eau, je décide de tout dire à mes parents, de me libérer de ce poids immense !


Mon frère a été puni et fortement réprimandé ! Mon père ne concevait pas qu'entre frère et même qu'entre homme nous puissions utiliser de tels procédés. Je fus aussi puni pour ces gros mots mais face à la libération que cela représentait, la punition m'a semblait dérisoire.

Quoi qu'il en soit, mon frère ne m'a plus jamais fait chanter, et je n'ai plus jamais dit suce moi (sans raison...).

Je ressens le même sentiment de libération en racontant ça ici que celui que j'ai ressenti jadis ! Je peux donc retourner à mes circuits RLC à régime sinusoïdale forcé...

Je tiens à signaler que mon grand frère n'est plus du tout un monstre et que je passe de très moments avec lui désormais et qu'outre cette petite histoire de chantage et d'autres petites crasses dont il m'a fait la victime, j'ai passé de très bon moments avec lui jadis

Libre à vous de penser que j'ai rajouté ce dernier paragraphe de mon plein gré ou forcé par je ne sais quelle nouvelle machination qu'il aurait montée contre moi...

4 commentaires:

  1. Lol t'es qu'un mytho j'me souviens troooooop pas de ça ! Par contre ça oui j't'ai fais chanté à gogo et j'continuerais tant que t'enlèves pas cette ignoble photo de moi dans ton article ! La nature m'a gâté et tu met en ligne ce raté narcissico-photoboothien.
    Larve.
    En tout cas ça m'a bien fait marrer.

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  2. Je te promets que je n'invente rien ! Ces deux mots m'ont pourri la vie ! Que dis-je, TU m'as pourri la vie ! Je me souviens même des invités, c'était la petite Susie et son grand frère. C'était les enfants d'une pote danseuse de maman ! Tu rêves, maintenant la tendance s'est inversée, c'est toi la larve, c'est moi qui ai les photos compromettantes, va me chercher du chocolat ou alors je publie tout sur le net. Et oué ! Ca fait quoi de se sentir pris par les couilles ?

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  3. Hey, les enfants, si vous ne cessez pas de vous chamailler, je ressors la boîte à gifles ou les dossiers VRAIMENT compromettants !
    Papa

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